Certification du système de management « Climat »

Le référentiel « Engagement Climat » évalue la cohérence, la pertinence et l’efficacité des actions menées par l’organisation afin de réduire son empreinte carbone. La démarche s’appuie sur :

  • La mesure régulière des émissions de GES : Elle permet de prendre conscience de son propre impact climatique et de déterminer sa dépendance aux variation des prix de l’énergie.
  • La réduction progressive des émissions de GES : Cette action est au coeur de la démarche. Après avoir mesuré ses émissions de GES, l’organisation met en place diverses actions de réduction (écoconception, efficacité énergétique, transport alternatif, process, sourcing...) et sensibilise progressivement toutes ses parties prenantes afin que chacune agisse en fonction de ses responsabilités.

La problématique carbone

Conformément aux exigences de la réglementation, le périmètre opérationnel retenu pour le calcul des émissions de gaz à effet de serre (GES) est l’ensemble des postes d’émissions GES directes et indirectes associées à l’énergie, c’est-à-dire aux postes des Catégories ou Scopes 1 (émission de GES dont la source, fixe ou mobile, est contrôlée par la personne morale) et 2 (émission de GES provenant de la production de l’électricité, de la chaleur ou de la vapeur importée et consommée par la personne morale pour ses activités).

Le cycle du carbone est un cycle biogéochimique résultant d’échanges complexes entre l’atmosphère, les océans, les matières vivantes et minérales.

Le cycle de « court terme » de la biomasse

La biomasse assimile le carbone par photosynthèse lors de sa croissance. Sa dégradation naturelle par putréfaction sous forme CO2 et CH4, relargue naturellement le carbone préalablement stocké : c’est le cycle court du carbone, dit biogénique. Dans ce cycle naturel en équilibre, l’impact sur l’effet de serre du « CO2 biogénique » est considéré quasi nul.

En conséquence, il est admis que le carbone d’origine biomasse (matériaux biodégradables, cartons, déchets ménagers organiques…) réémis sous forme de CO2 lors du traitement des déchets n’a pas ou peu d’impact sur l’effet de serre. Le CH4, dont le PRG est beaucoup plus important et souvent attribuable à des activités humaines, par exemple le stockage partiellement anaérobie des déchets, doit, lui, être pris en compte.

Le cycle de « très long terme » du carbone fossile

Le carbone contenu dans les matières fossiles, a été piégé au cours de cycles de plusieurs millions d’années dans des « réservoirs géologiques » sans pratiquement plus aucun échange avec l’atmosphère depuis des millénaires. La combustion de carburants fossiles ou de matières dont le carbone est d’origine fossile (plastiques…) déséquilibre
donc le cycle « naturel » du carbone en injectant dans l’atmosphère des quantités massives de CO2 et de CH4. C’est un ajout net de carbone à l’atmosphère sur une échelle de temps de l’ordre de 100 ans.

Sur un plan opérationnel

Le carbone d’origine fossile contribue, sur cette échelle de temps, à augmenter la concentration de CO2 dans l’atmosphère et a ainsi un impact déterminant sur le changement climatique. Le carbone biogénique doit être quantifié séparément car il est considéré sans impact sur le changement climatique. Concernant les activités de gestion de déchets, le carbone biogénique est issu de la composante fermentescible des déchets. Le calcul des émissions de GES est effectué selon une méthodologie développée par le Groupe faisant l’objet d’une note de procédure spécifique. Pour l’exercice 2015 le Groupe se limitera aux scopes 1 et 2.