Recherche, développement, innovation

Par sa politique de recherche, Séché Environnement est fortement impliqué dans le développement de technologies vertes écoinnovantes
autour de ses métiers construits et déployés selon deux axes stratégiques :

  • l’extraction des ressources issues des déchets, matières premières secondaires et/ou énergie ;
  • la sécurisation et le contrôle des nuisances potentielles des résidus ultimes.

 

Plusieurs exemples peuvent être décrits pour illustrer cette forte culture de l’innovation que met en oeuvre Séché Environnement pour renforcer ses performances et répondre aux défis majeurs qui se posent dans le domaine de l’environnement.

CYBER : Extraction sélective des constituants d’un béton


Les déchets radioactifs de Très Faible Activité (TFA) sont actuellement stockés au Centre industriel de regroupement, l’entreposage et de stockage (CIRES) mais les prévisions estiment que ce centre de stockage sera saturé en 2025.  L’ANDRA s’intéresse au recyclage des déchets de béton, constituant le deuxième flux le plus important de TFA, en tant que matériau de remplissage des alvéoles du CIRES. De nombreux travaux ont montré que la radioactivité est concentrée dans la pâte de ciment.

Le projet CYBER vise à développer un procédé innovant permettant d’extraire de manière sélective les constituants d’un béton TFA afin de les réutiliser dans l’industrie nucléaire. Les granulats décontaminés pourront être utilisés pour la formulation de nouveaux bétons pour des bâtiments, des colis de déchets, le sable en matériau de remplissage et la pâte de ciment en coulis pour la stabilisation de déchets dangereux.
 

Les avancées dans le recyclage des bétons TFA qui seront ainsi réalisées contribueront à l’augmentation de la capacité de stockage du CIRES tout en limitant sa consommation de ressources naturelles. Ce projet est coordonné par Séché Energies, entreprise impliquée dans la gestion des déchets radioactifs, le BRGM, établissement public spécialisé dans le développement d’écotechnologies et à l’origine du procédé, et SAIREM, une PME spécialisée dans le développement et la construction de four micro-ondes.

Ce projet a reçu le soutien de l’Andra, de l’Agence Nationale de la Recherche (ANR) et du programme d’Investissements d’Avenir du Gouvernement Français.

 

1 - Cyber - Recyclage du béton en granulats.
2 - Vadebio - Extrudeuse bi-vis.
3, 4 - Symbio2 - Biofaçade de 3ème génération.

VADEBIO : Production de molécules d’intérêt à partir de déchets d’ameublement

Ce projet financé par l’ADEME et les éco-organismes Eco-Mobilier et Valdelia vise le développement d’un procédé qui permettra de rendre les fractions bois valorisables constitutives de ces DEA (Déchets d'éléments d'ameublement), sous forme de molécules d’intérêt mobilisables par voie fermentaire en dépit de la présence de vernis ou autre colles, qui sont autant de substances indésirables susceptibles d’affecter, voire de rendre inefficace le processus de valorisation.
Le traitement actuellement mis au point dans le cadre du programme VADEBIO combine un traitement physico-chimique et une étape de conversion biologique. Particulièrement innovant, il va permettre de développer nettement la part valorisable des fractions ligno-cellulosiques de ces DEA ménagers (le bois constitue environ 60% du tonnage toutvenant de ces déchets), qui ne pourront pas tous être recyclés en panneaux de particules.

 

Ce gisement constitue une ressource complémentaire pour les bio-raffineries, mobilisable à l’échelle locale et facteur de développement des territoires dans un contexte d’économie circulaire.

SymBIO2 : Valorisation de la chaleur et production de molécules d’intérêt

Le projet SymBIO2 vise à démontrer la pertinence technique, économique et écologique de biofaçades pour le développement de bâtiments de 3ème génération. 

 

Ainsi, l’objectif du projet est d’améliorer les qualités environnementales du bâtiment (performance énergétique, captation du CO2, valorisation des effluents, diminution des îlots de chaleur, réduction de l’étalement urbain, circuits courts) et de proposer une solution économique alternative concernant la filière algocole, dont le développement actuel est freiné par des coûts de revient trop importants.

 

Séché Environnement, membre du consortium SymBIO2, explore cette voie depuis plusieurs années en vue d’une valorisation d’énergie thermique produite et non encore utilisée mais également pour produire des microalgues qui représentent une source prometteuse d’ingrédients naturels. Un pilote de 200 m2 de biofaçades est en cours d’exploitation au Centre Scientifique et Technique du Bâtiment à Champs sur Marne.

L’approche de Recherche & Développement vise l’amélioration constante des procédés existants, mais aussi l’exploration de nouveaux axes d’écodéveloppement.

BluEcoPHA : Biosynthèse de matériaux plastiques pour l’emballage

 

Après le développement de plastiques de première génération issus de ressources pétrolières, puis l’approche bio-sourcée à partir de ressources vivrières, le projet BluEcoPHA fait entrer ces matériaux dans une nouvelle dimension, celle des plastiques bio-sourcés. Porté par 4 industriels (Europlastiques, CAP Ouest, Séché Environnement, Triballat) et 2 équipes de recherche publique (l’UBS-LIMATB et l’ENSCR-CIP), le projet BluEcoPHA s’inscrit dans une perspective de développement de polymères innovants biosourcés pour le secteur de l’emballage.

 

BluEcoPHA consiste en particulier en la production de polymères de type polyhydroxyalcanoates (PHA) par fermentation bactérienne de substrats issus de l’industrie agroalimentaire bretonne, en leur récupération par une voie sans solvant et en leur intégration dans une filière industrielle d’emballages éco-responsables. La volonté des partenaires de ce projet est également de minimiser les impacts environnementaux de toutes les étapes de la vie des matériaux afin d’obtenir ici une véritable économie circulaire à impact positif.

BluEcoPHA - laboratoire de recherche.

PYROG : Valorisation des Combustibles Solides de Récupération

L’objectif global du projet de pyrogazéification Pyrog est de démontrer la faisabilité technico-économique de la production de syngas à partir de Combustibles Solides de Récupération (CSR) et de sa valorisation thermique et ceci au niveau préindustriel, c’est-à-dire à une échelle représentative des futures unités industrielles, et sous conditions réelles d’exploitation.

 

Les résultats du projet permettront de caractériser de façon précise les aspects techniques et scientifiques, économiques et environnementaux du développement de
chacune des voies de valorisation énergétique du syngas produit à partir de CSR. Sur le plan environnemental, il s’agit de développer une solution innovante de
valorisation énergétique de ces déchets, et d’économiser, par ce fait, des énergies fossiles voire renouvelables telles que la biomasse. La pyrogazéification des CSR sera
ainsi en mesure de valoriser des déchets de qualité moyenne et constituerait une solution complémentaire à l’industrie cimentière.

Ce programme positionne l’entreprise comme un acteur majeur de la croissance verte en développant au niveau industriel de nouvelles technologies liées à l’économie circulaire.

PYROG - pilote de Changé

CSR - Combustible Solide de Récupération

NANOWET : maîtrise des émissions potentielles de nanoparticules lors de l’incinération de nanomatériaux en fin de vie

Le projet NanoWet s’inscrit dans la continuité des travaux menés dans le cadre du projet NanoFlueGAS, qui a étudié l’efficacité de rétention des nanoparticules par les procédés de traitement des fumées d’incinération en voie sèche équipant de nombreuses unités d’incinération en France. Les partenaires de NanoFlueGAS, Institut Mines Télécom (Nantes), l’INERIS et Trédi - Séché Environnement ont uni à nouveau leurs efforts de recherche au travers du projet NanoWet, sous l’égide de l’ADEME.

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Le projet NanoFlueGAS a étudié l’efficacité de rétention des nanoparticules par les procédés de traitement des fumées d’incinération en voie sèche équipant de nombreuses unités d’incinération en France. Les partenaires de NanoFlueGAS, Institut Mines Télécom (Nantes), l’INERIS et Trédi - Séché Environnement ont uni à nouveau leurs efforts de recherche au travers du projet NanoWet, sous l’égide de l’ADEME.

Il s’agit cette fois pour les partenaires de mieux comprendre les mécanismes d’émission potentielle de nanoparticules lors de l’incinération, dans le cadre d’interactions complexes entre nanocomposants et gaz acides à haute température. Il s’agit d’une part, d’évaluer l’influence de la température sur l’émission d’aérosols et d’autre part, le comportement des nanos dans des fumées contenant des composés organo-halogénés et soufrés. L’objectif de ce projet est de mieux maîtriser l’épuration des fumées par des procédés en voie humide.
Une telle approche globale est déterminante dans le secteur du traitement des déchets pour garantir l’élimination finale de nanomatériaux manufacturés dans les meilleures conditions de sécurité.

NanoWet : nanomatériaux