UNE ENTREPRISE A BILAN ÉNERGÉTIQUE POSITIF

La valorisation énergétique permet, dans le respect de la hiérarchie des modes de gestion des déchets, d’utiliser les déchets qui n’ont pu être ni recyclés ni valorisés sous forme de matière, comme source d’énergie,  renouvelable si son origine est de la biomasse (biogaz issu du stockage ou pour moitié si la technique est l’incinération d’ordures ménagères).

LE BIOGAZ issu de la fermentation organique des déchets dans les installations de stockage de déchets non dangereux et dans les installations de méthanisation est valorisé en tant qu’électricité et/ou de chaleur par des turbines ou moteurs.

Une production d’énergie qui couvre les besoins électriques (hors chauffage et eau chaude) d’un million d’habitants.

L’INCINÉRATION AVEC RÉCUPÉRATION D’ÉNERGIE
consiste à transformer en vapeur sous pression la chaleur dégagée par la combustion des déchets, vapeur qui est ensuite détendue dans un turboalternateur produisant de l’électricité et, lorsque cela est possible, utilisée pour alimenter un réseau de chaleur urbain ou des industriels avoisinants. Complément indispensable de la valorisation matière, la valorisation énergétique des CSR permet de trouver un exutoire aux  déchets non recyclables autre que le stockage.

Données de production et consommation hors Sénerval

LES ACTIONS CONTRE LE DÉRÈGLEMENT CLIMATIQUE

En savoir plus
ÉMISSIONS DE GAZ A EFFET DE SERRE DUS A L’ACTIVITÉ DE TRAITEMENT DES DÉCHETS

Le périmètre retenu pour le calcul des émissions de gaz à effet de serre (GES) est l’ensemble des postes d’émissions GES directes et indirectes associées à l’énergie, c’est-à-dire aux postes des Scopes 1 (émission de GES dont la source, fixe ou mobile, est contrôlée par la personne morale) et 2 (émission de GES provenant de la production de l’électricité, de la chaleur ou de la vapeur importée et consommée par la personne morale pour ses activités).

Le carbone d’origine fossile contribue à augmenter la concentration de CO2 dans l’atmosphère et a ainsi un impact déterminant sur le changement climatique. Le Groupe a émis 552 200 teqCO2.
Le carbone biogénique est quantifié séparément car il est considéré sans impact sur le changement climatique. Concernant les activités de gestion de déchets, le carbone biogénique est issu de la composante fermentescible des déchets.

Le Groupe a émis 282 700 teqCO2.

En savoir plus
GES ÉVITES PAR LA PRODUCTION D’ÉNERGIE EX DECHETS

Le Groupe exploite des installations de production d’énergie, et à ce titre est à l’origine de gaz à effet de serre évités (des scopes 1 et 2). Produire l’équivalent d’électricité ou de chaleur à partir d’autres sources que les déchets aurait nécessité la consommation d’une énergie fossile, ou tout au moins aurait émis la moyenne de CO2 pour produire 1 kWh électrique selon le mix énergétique français. Les GES évités en 2016 au titre de la valorisation énergétique sont de 78 100 teqCO2.

En savoir plus
TRAITEMENT DE GAZ INDUSTRIELS, GES ÉVITES ET ABATTUS

Depuis la prise de conscience des conséquences des émissions des gaz fluorés et bromés sur l’évolution du climat, les réglementations issues des protocoles de Montréal en 1987 et Kyoto en 1997 ont contraint les industriels à développer de nouvelles molécules. Ainsi, il est observé pour les applications utilisant les gaz frigorigènes, un abandon progressif des CFC, au profit des HCFC, puis des HFC et actuellement des HFO. Reste à prendre en charge les gaz arrivés en fin de vie.

Soucieux de s’inscrire dans la dynamique de développement durable, le Groupe s’est associé avec un partenaire britannique pour le recyclage et la régénération des gaz frigorigènes, fluorés, des halons et du SF6. Ce faisant il est à l’origine de gaz à effet de serre évités (scope 3) à hauteur de 3 100 teqCO2 en 2016.

La part non valorisable de ces gaz est traitée sur le site de Trédi à Saint-Vulbas autorisé à éliminer par incinération les halons, fréons et l’hexafluorure de soufre, abattant par cette action le pouvoir de réchauffement global initial de ces gaz. Ces gaz à effet de serre abattus ont été de 4 002 000 teqCO2 en 2016.

Des travaux de R&D ont permis d’abattre certains gaz à effet de serre (oxydes d’azote) par injection d’urée dans le traitement des fumées, et des solutions de captage du CO2 dans les fumées par techniques membranaires ont donné lieu à dépôt de brevets.

Les GES évités grâce à la valorisation représentent 15% des GES fossiles émis.

Les GES abattus correspondent à l'empreinte carbone de près de 500 000 personnes.

La préservation des milieux et des ressources

UNE GESTION SAINE DE L’ATMOSPHèRE

Mis à part les gaz à effet de serre, l’exploitation des usines d’incinération s’accompagne du rejet d’effluents gazeux et de poussières qui font l’objet de contrôles très précis. Les autres techniques de traitement, dont le stockage de déchets non dangereux, sont également à l’origine de rejets atmosphériques contrôlés à la sortie des turbines ou groupes électrogènes à gaz.

Les rejets sont fonction non seulement du niveau d’activité (tonnages traités) mais aussi du mix des déchets reçus et de leur composition chimique, en particulier leur teneur en molécules d’halogènes, de soufre, … dont les teneurs résiduelles dans les flux à la cheminée après traitement des fumées est strictement encadrée par l’arrêté préfectoral
d’autorisation d’exploiter.

RECYCLAGE FONCIER

Opale Environnement a initié des opérations de valorisation des déchets excavés au niveau d’une ancienne décharge. Ce projet répond aux exigences de la loi sur la transition énergétique qui a été votée en août 2015 et qui prévoit en son article 100 la mise en place d’expérimentations sur la réversibilité des centres stockage.

UNE PRéSERVATION DES RESSOURCES EN EAU

Pour ce qui est de la gestion des eaux (de ruissellement et process), les aires de travail sont étanches et les eaux sont collectées et traitées sur site. Une large part des eaux traitées  sera utilisée sur place soit dans des process (stabilisation), pour du lavage de camion, le nettoyage du site ou l’arrosage des espaces verts. Hormis les eaux sanitaires certains sites sont autonomes (Changé) voire restituent plus d’eau au milieu naturel qu’ils n’en consomment (physico-chimique de Hombourg).

La réhabilitation du site UMICORE de Viviez (12) arrive à son terme. Cet énorme chantier de dépollution (2 millions de tonnes de déchets traités), un des plus importants d’Europe, a été mené à bien par les équipes de Séché Eco-services en développant des techniques innovantes, propres et en utilisant toutes les compétences du Groupe. Les objectifs sont tous atteints et on peut constater une amélioration significative de la qualité des eaux. UMICORE avec qui la collaboration a été fructueuse, vient de confier à Séché Environnement la post-exploitation du site.

CONSOMMATION DE MATIÈRES PREMIÈRES

Ramenées à la tonne de déchets traités, les activités les plus consommatrices de matières sont le stockage et la stabilisation, puis les traitements (physico-chimique et incinération). Les consommations de matières premières sont fonction de la nature des déchets à traiter (réactifs ou « produits chimiques ») ou des travaux à réaliser (alvéoles de stockage en construction ou « matériaux de TP »). Une part des besoins en matière première est couverte par du recyclage interne au Groupe.

VALORISATION DES DÉCHETS ISSUS DE L’ACTIVITÉ

Pour un tri optimisé, Séché Environnement a construit des plateformes de tri de déchets non dangereux (emballages en particulier) automatisées et dotées des technologies les plus modernes de tri optique, balistique… Les investissements dans la fabrication d’un Combustible Solide de Récupération (CSR) destiné à la vente s’inscrivent dans cette logique de valorisation de la matière (activité en démarrage).

Séché Environnement a des déchets qui ne constituent que le reliquat des plus de 2,2 millions de tonnes de déchets réceptionnés de ses clients. Au total le Groupe a produit 407 kt de déchets dont il a valorisé 60%, en plus des tonnages recyclés à façon (solvants, plateformes de tri d’emballages ménagers …). Ne subsistent in fine à stocker que 125 kt de déchets dangereux ultimes, et 38 kt de non dangereux.